Déclaration commune des organisations ouvrières iraniennes
Le 1er Mai est la journée de solidarité internationale de la classe ouvrière et un jour où les ouvriers protestent partout dans le monde contre la pauvreté et l’inégalité. En ce jour, dans le monde entier, des millions de travailleurs arrêteront le travail, prendront les rues et montreront leur colère et leur dégoût face à l’annonce des nombreuses catastrophes que le capitalisme inflige à l’humanité et leurs cris pour la libération de l’oppression et de l’exploitation....
Les syndicalistes inculpés et leurs familles ont maintenant besoin de notre soutien !
En Iran la répression est toujours de plus en plus forte. Répondons par la solidarité, qui est un moteur essentiel de la lutte que chaque contribution aidera à faire exister. Une caisse de solidarité vient de se créer et vous pouvez y participer !
Face à la multiplication et accélération des répressions syndicales en Iran par le régime (emprisonnements, licenciements, salaires impayés et également grèves, manifestations, émeutes, occupations et etc.) les familles des militants syndicaux emprisonnés sont les premiers victimes des politiques de régime anti travailleurs de la République Islamique d’Iran. Le pouvoir ne peut répondre que par une répression de plus en plus forte à l’encontre des manifestants ou des militants syndicaux et politiques : provocations, répressions, violences policières, inculpations, procès et condamnations.
Face à cette situation très alarmante il n’est seulement logique mais nos de devoirs de ne pas laisser tomber les personnes qui subissent cette répression et sec conséquences. C’est pourquoi, Solidatité Socialiste avec les Travailleurs en Iran s’est mise en place une
Caisse de Solidarité
pour aider les syndicalistes iraniens
emprisonnés et leurs familles en
difficultés...
Trois mois après la fraude électorale massive qui a permis la
réélection de Mahmoud Ahmadinejad à
la présidence de la République, le
régime iranien n’est pas près d’en
finir avec la division en son sommet
et de restaurer sa légitimité. En
bas, le calme n’est qu’apparent et
la contestation se poursui.Soutenu
par le Guide suprême, Khameneï,
Ahmadinejad a mené un véritable coup
d’État électoral destiné à écarter
du pouvoir Rasfandjani (numéro deux
du régime et l’un des dirigeants les
plus riches et corrompus) et le camp
dit « réformateur » représenté...
Les évènements de masse post-électoraux en Iran, nés en réaction aux trucages massifs des pseudo « élections
présidentielles » a débuté par une simple question : « où est passée ma voix ? ». La réponse du
régime militaro-islamique d’Iran n’a pas tardé : torture, assassinat, viol, arrestations massives, mascarades de shows
télévisées en guise de procès et condamnations à mort de manifestants par les tribunaux du régime...
ه
La lettre de protestation du Syndicat SUD à l'Ambassadeur de la République Islamique d’Iran à Paris
Monsieur l’Ambassadeur,L’Union syndicale Solidaires a été
informée de l’arrestation, de l’incarcération et de la condamnation à des peines des prison et des amendes de
plusieurs militants et responsables du « Syndicat destravailleurs de la sucrerie Haft Tape », notamment Ali Nejati,
JalilAhmadi, Feridoun Nikoufard, Ghorban, Mohamad Alipour Mehr....
ه
La lettre de protestation du Syndicat
C.G.T. à l'Ambassadeur de la République Islamique d’Iran à Paris
Monsieur l’Ambassadeur,
Une fois de plus les violations des libertés syndicales et les tentatives du gouvernement iranien de réprimer le syndicalisme indépendant constituent un élément inquiétant du paysage des droits fondamentaux en Iran...
ه
La traduction en français de la lettre des dirigeants Du Syndicat des travailleurs de la Sucrerie « Haft Tapeh, adressée à l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ainsi qu’aux organisations syndicales.
Après l’envoie de cette lettre, trois syndicalistes signaleurs de cette lettre ont été condamnés à des lourdes peines d’emprisonnement. Par l’initiative de
la S.S.T.I., les syndicaux Français ont envoyé des lettres protestations aux autorités
de la République Islamique.
Nous,
travailleurs de la Sucrerie
de « Haft Tapeh Sugar
Company », subissons la
violation continue de nos
droits et de nos
revendications, y compris le
non-paiement de nos salaires
depuis plusieurs mois, en
plus des efforts concertés
entrepris par l'employeur de
cesser la plantation de
canne à sucre dans le but
de fermer l'usine à terme et
sa privatisation. Nous
prévoyons des licenciements
massifs. Ils ont déjà cessé
de payer nos heures de
travail supplémentaires...
Genève: Mercredi 11 novembre
2009, 20 h. Maison des
associations (salle Gandhi),
15 rue des Savoises
Organisation: Mouvement pour
le socialisme, Editions Page
2, La brèche, Unia-Genève,
Nouveau parti
anticapitaliste (NPA 74)
Soutenu par: Cercle étudiant
alapage2, Collectif des
travailleurs sans statut
légal (CTSSL), Colonia
Libera di Ginevra Lausanne:
Jeudi 12 novembre 2009, 20
h.Salle des Vignerons, Gare
de Lausanne Organisation:
Mouvement pour le
socialisme, Editions Page 2,
La brèche, Nouveau parti
anticapitaliste (NPA 74)
Soutenu par:
solidaritéS-Vaud...
Trois des dirigeants du syndicat des travailleurs du sucre Haft
Tapeh en Iran, condamnés à la prison plus tôt cette année,ont vu leur
condamnation renversée en appel. Cependant, le président du syndicat, Ali
Nejati, et son agent de communication, Reza Rekhshan, font toujours
face à des peines ...
Quelque 500 travailleurs privés de la raffinerie de canne à
sucre Haft Tappeh dans la province du Khouzistan ont manifesté devant l'entrée
de l'usine le 3 octobre. Les ouvriers protestaient contre le non-paiement des
salaires des deux derniers mois. En plus d'autres revendications légitimes, ils
étaient également en colère à cause de l'absence d'un calendrier...
Depuis le 13 juin, au lendemain de l’élection présidentielle
truquée, des millions d'iraniens expriment leur colère aux cris de « A bas la
dictature! ». Leur mobilisation accroît la crise de régime. La répression féroce
a déjà fait des centaines de morts et de blessés. Notre place est au côté du
peuple iranien!
Le
régime de la République Islamique mobilise tout son appareil répressif pour
faire taire les contestations croissantes. Ainsi, ses forces militaires
quadrillent toutes les villes en Iran afin d’empêcher toute
manifestation.
Le 23 juin, Alain Krivine est allé rendre visite à des grévistes
de la faim iraniens. Le 26 juin plusieurs organisations syndicales, partis
politiques et associations se rassemblaient pour soutenir le peuple iranien en
lutte pour ses droits...