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Torture, viol et aveu sont une
partie indissociable du système judiciaire et pénitentiaire du régime de la
République Islamique d’Iran!
Le
peuple iranien s’est révolté contre trente ans de dictature et de bâillonnement
suite au coup d’état électoral de Khamenei – Ahmadinejad. Des millions de gens
se sont manifesté pour dire leur ras le bol de ce régime sinistre. La machine
répressive du régime utilise tous ses moyens pour se venger des jeunes qui ont
affirmé leur opposition au mépris de la peur et de la mort. Il y a eu beaucoup
d’arrestations et un nombre important de manifestants ont disparu depuis le
début des manifestations à partir du 13 juin 2009. Les témoignages des prisonniers libérés sont
accablants : La torture est pratiquée dans tous les prisons et le viol
collectif est utilisé comme une monnaie courante pour casser la résistance des
prisonniers politiques.
Le gouvernement iranien
a été dénoncé dans le monde entier pour avoir pratiqué la torture et le viol
sur les prisonniers politiques suites aux témoignages de ceux qui ont été
libérés récemment des prisons en Iran. Mehdi Karoubi, ancien président de
Parlement islamique et le chef du parti réformateur, affirme que des prisonniers
politiques femmes et hommes ont été violés dans les prisons d’Evin et Kahrizak
à Téhéran, et que des prisonniers politiques y sont torturés à mort.
Le viol et la torture ne sont pas des
phénomènes nouveaux dans les prisons iraniennes. Ils font partie du système
judiciaire de la République Islamique qui est basé sur les lois divines. La
pratique de viol sur les prisonniers est un devoir religieux et une loi de la charia
qui est appliqué depuis 30 ans comme un code divin.
Les événements récents en Iran ont
redirigé l'attention sur les prisons du régime de la République Islamique. Un
certain nombre d’anciennes prisonnières politiques iraniennes évoquent des
viols et tortures dans les prisons au cours des années 80. Elles
rappellent que le peuple iranien n’oublie pas que le système pénitentiaire de
la République Islamique a été mis en place par ces réformateurs entre autres
qui, aujourd’hui, dénonce le viol et la torture comme s’ils étaient des
phénomènes nouveaux dans les prisons. Il
n’oubliera pas non plus que les dirigeants de la vague verte sont les
responsables des crimes commis dans les prisons des années 80, les années les
plus sombres de la République Islamique durant lesquelles des dizaines de
milliers de prisonniers politiques ont été massacrés sous la torture.
Les familles des
exécutés politiques des années 80 et des révoltes récentes en Iran, ont appelé,
courageusement ensemble, cette année, à
commémorer la mémoire de leurs enfants
torturés, violées et assassinés pour avoir revendiqué la liberté. Cet appel
avait pour date le 28 août 2009 à Khavaran.
Mais le régime de la République Islamique a interdit la cérémonie. Ces
dernières semaines, les familles ont été mises sous pression et menacées pour
qu’elles n’aillent pas au cimetière Khavaran pour marquer le 21ème anniversaire
du massacre des prisonniers politiques à l’emplacement du charnier. Les agents
du régime oppressif ont fermé les accès de Khavaran et les zones aux alentours
et n’ont permis à personne d’entrer dans le cimetière.
Nous sommes solidaires
avec ces familles pour :
-
La libération de tous
les prisonniers politiques et l’abolition de la peine de mort et la torture
-
Le jugement des
responsables et des commanditaires des crimes contre les peuples d’Iran
perpétrés au cours des 30 dernières années
La lutte du peuple
iranien montre son anti fondamentalisme et sa divergence profonde avec le
régime de la République Islamique. Les médias occidentaux et les dirigeants des
pays impérialistes qui cherchent toujours à couler les mouvements progressistes
dans le monde dans les moules impérialistes ou islamistes, continue à présenter
la faction réformatrice du régime comme le moteur du mouvement du peuple
iranien. Dans ce sens, Sarkozy, le président de la République en France, a
salué « le courage de grands dignitaires du régime », le lundi 31
août à Berlin! Ainsi, la France, en
soutenant la vague verte, reprend sa politique de défense de fondamentalisme de
1979 afin d’éviter l’installation d’une démocratie dans la région. Elle a aidé,
avec ses alliés, Khomeiny à accéder au pouvoir en Iran, installer un état
théocratique et mener une dictature sanglante plus de trois décennies
Les impérialistes sous
l’égide de l’impérialisme américain, ont mis en place, dans les années 70, le
fondamentalisme au Moyen Orient. Ils n’ont pas encore décidé de s’en débarrasser
puisqu’ils ont besoin encore d’eux pour pillage davantage des richesses de ces
pays. Concernant l’Iran, ils veulent la continuité de la République Islamique
qui assure actuellement des milliards de dollars d’investissements étrangers en
exploitant le peuple et en appliquant à la lettre les règles de FMI et de la
Banque Mondiale.
La République islamique est une théocratie dans laquelle le pouvoir, censé émaner
directement de Dieu, est exercé par ceux qui sont investis de l'autorité
religieuse. La théorie du velayat-é-faghi (tutelle du juriste théologien) est la
base du système de la République Islamique,
concept sur lequel repose tout l'édifice institutionnel du gouvernement
islamique. Les membres des institutions sont nommés et contrôlés par le Guide
Suprême. Et c’est avec ce même édifice que le régime de la République Islamique
protège l’intérêt du capitalisme mondialisé et intègrent les règles de la mondialisation au sein des
ses institutions.
La ligne de démarcation avec le régime de
la République Islamique dans sa totalité, peut donner au mouvement du peuple
iranien la cohésion et la force nécessaires. La lutte pour de véritables droits
démocratiques et une société libre sans
exploitation ni oppression sexiste passera par le renversement
du système de la République Islamique en tant qu’une structure économique,
politique, culturelle et juridique.
Organisation des Femmes
de 8 mars (Iranienne – Afghane) - 5
septembre 2009
femme8mars@yahoo.fr www.8mars.com
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